Ma démarche s'oriente vers les curiosités du genre humain.

L'anthropomorphisme :
Le monde des hommes est riche en détails et en histoires, petites ou grandes.
A l'aide de bonbons, de cure-dents, de pitons, de crochets, je simplifie un acte de la vie courante, un événement, un état d'âme, un besoin physiologique, bref, une situation en rapport au genre humain : violence, solitude, compétition, savoir, reproduction...
Chaque événement est divisé, fractionné, dilué par le regard et la perception de chacun.
Ces objets anodins me permettent une distance, un détachement, une neutralité sur la situation évoquée ; aux spectateurs de trouver une image équivalente dans leur vécu ou dans l'inconscient collectif.

Le résidu :
Toujours dans l'idée de simplification, je travaille sur le résidu de la mémoire, après l'abrasion du temps.
Je ne m'intéresse pas au support usé mais aux particules issues de l'usure. En rassemblant celle-ci, je crée un dépôt, un reste. Mon travail consiste à recréer la ligne mémorielle d'un être humain à l'aide de ce résidu.
La technique du cordeau est idéale pour travailler celui-ci. Une ficelle, du pigment et la possibilité de tracer de longues lignes éphémères.
Le croisement des lignes produit un maillage et un tramage, idéals pour créer une toile qui servira de base à un futur canevas.

Les techniques :
Toutes m'intéressent si je peux les utiliser simplement.
L'utilisation du non figuratif me permet une plus grande liberté de création.

L'esthétique :
L'esthétique générale est importante pour moi.
La notion de " beau " a son importance, mais elle n'est pas prioritaire.
Je l'utilise comme le sel en cuisine, pour accentuer le sucré du plat.